En effet, les circonstances de l'accident – survenu de nuit mais par temps sec - permettent de retenir que le conducteur du véhicule B. s'est mis correctement en ordre de présélection, ralentissant pour effectuer sa manœuvre et indiquant avec son clignotant son intention d'obliquer à gauche, tout en s'assurant dans son rétroviseur qu'aucun véhicule ne le dépassait, respectant ainsi toutes les obligations en matière de changement de direction. L'expertise a déterminé que le véhicule obliquant roulait à environ 20 km/h, ce qui permettait à son conducteur de concentrer toute son attention sur la manœuvre, qu'il avait déjà largement engagée au moment du choc.