La probabilité d'un tel comportement – en l'occurrence le dépassement à gauche – constitue du reste précisément la raison pour laquelle on exige de celui qui oblique à gauche des précautions particulières. Le seul fait d'avoir cherché à dépasser un véhicule même si celui-ci avait enclenché ses indicateurs ne constituait dès lors pas à lui seul un facteur interruptif de causalité. Cela étant, le Tribunal fédéral a indiqué que d'autres circonstances pouvaient rendre extraordinaire et imprévisible la faute de celui qui dépasse, en particulier un important excès de vitesse, que l'autorité cantonale n'avait cependant pas constaté avec précision (arrêt 6S.325/2006 précité cons. 2.3 à 2.6). 4.