Le conducteur du véhicule a en effet manqué de précautions à l'égard du motocycliste qui le suivait, comportement constitutif de faute grave, puisque celui qui souhaite obliquer à gauche doit estimer si et quand il peut effectuer sa manœuvre sans entraves. La recourante relève que si le ministère public se pose de manière correcte la question de savoir si, avant d'obliquer, B. avait pris toutes les mesures nécessaires, il a "contre toutes attentes" considéré que le comportement observé chez le conducteur ne permettait pas de conclure à une violation des articles 34 al. 3 et 36 al.