S'agissant plus précisément des conclusions relatives aux dommages causés à un téléphone portable (50 francs) et aux habits (70 francs), elles ne pouvaient être allouées par le premier juge, la prévention de dommages à la propriété n'ayant pas été pas visée par le Ministère public. Le co-prévenu était certes assisté d'un avocat de sorte que l'égalité des armes n'était pas formellement respectée mais ce critère n'est qu'un des éléments à prendre en compte dans l'appréciation du droit à l'assistance. Dans un cas "bagatelle", le fait que l'adverse partie est assistée ne confère pas au recourant un droit constitutionnel à être défendu en justice par un avocat.