S'il affirme n'avoir "pas envie de fuir en France", il convient de relever que le recourant y a tout de même sa mère, sa petite sœur et ses grands-parents, qui sont autant de possibilités et de motifs pour lui que de quitter notre pays, en plus de la menace de la procédure pénale qui pourrait aboutir à une peine de prison dont il ne nie pas la durée. Les attaches en Suisse sont ainsi ténues malgré qu'il y soit né et possède la nationalité suisse. Depuis son retour dans notre pays en 2009, X. a déjà été longuement incarcéré. Il n'avait, avant les faits pas plus que maintenant, de domicile fixe ni d'emploi et ses perspectives de ce côté-là sont plutôt sombres, en l'absence de formation. 5.