On rappellera qu'un détenu bénéficiant du régime d'exécution anticipée de sa peine est légitimé à contester sa détention (voir notamment arrêt non publié de l'ARMP du 16.06.2011 [ARMP.2011.51] cons.2). En effet, en optant pour le régime de l'exécution anticipée d'une peine privative de liberté, le prévenu bénéficie d'un régime carcéral plus favorable mais il choisit parallèlement de renoncer au contrôle judiciaire – notamment périodique - de la détention garanti par l'article 5 CEDH. Il lui reste néanmoins la possibilité de demander en tout temps à être libéré de l'exécution anticipée de la peine lorsque, par exemple, les motifs qui ont justifié sa détention préventive n'existent plus.