Quoi qu’il en soit, il ne fait guère de doute que si le premier juge n’avait pas décidé d’attendre une décision finale des tribunaux espagnols, l’APEA aurait sans doute confirmé la décision de mesures provisionnelles et attribué la garde au père, en fonction de l’ensemble des circonstances (étant précisé qu’il était sans doute opportun d’attendre l’issue des procédures espagnoles). Si la procédure est devenue sans objet, c’est uniquement parce que les juridictions espagnoles ont estimé que, vu le temps écoulé et l’intégration de l’enfant en Espagne, il serait contraire à l’intérêt de celle-ci de devoir revenir en Suisse.