{"Signatur": "NE_TC_007", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2018-08-20", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_007_CMPEA-2018-18_2018-08-20.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=9048&W10_KEY=1984982&nTrefferzeile=269&Template=search_result_document.html", "Checksum": "e5f71db06edee6ddebd4f54ce6b61e34"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CMPEA.2018.18", "INT.2018.503"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte 20.08.2018 CMPEA.2018.18 (INT.2018.503)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Retrait de l’autorité parentale. 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Elle a déclaré, en substance, qu’elle était mieux chez sa mère désormais, car son père s’énervait trop et criait tout le temps, tandis que sa mère avait beaucoup changé. Pour l’avenir, l’adolescente a déclaré qu’elle souhaitait vivre chez sa mère et aller chez son père quand elle le voulait. Elle ne souhaitait en revanche pas être placée dans une institution. Elle reprochait à son père d’avoir été trop brusque lorsqu’ils faisaient des devoirs ensemble et de faire des « petites crises », sans qu’elle sache exactement pourquoi. Elle a ajouté qu’elle pourrait éventuellement commencer un apprentissage auprès de l'entreprise F.________ à la rentrée 2018 et qu’elle n’excluait pas de passer des vacances avec son père. A la fin de son audition, A.________ s’est engagée à retourner au collège dès le lundi suivant, afin de terminer l’école et de passer à autre chose. Elle n’y est finalement pas retournée, en raison d’un état dépressif réactionnel (« burn out »), d’après le certificat médical du Dr E.________ établi le 20 mai 2017. Elle a toutefois été promue.\nPar courrier du 5 juin 2017, la Dresse B.________, médecin traitant de A.________ depuis plusieurs années, a fait part à C.________ de son inquiétude face au changement de lieu de vie de A.________, s’interrogeant sur l’opportunité de cette démarche et relevant que l’adolescente avait montré, par le passé, que tout changement la perturbait émotionnellement de façon intense et durable, avec des conséquences directes sur ses résultats scolaires.\nLe 11 septembre 2017, X.________ a été entendue. Elle a expliqué que A.________ avait commencé un apprentissage de coiffeuse. Deux documents ont été déposés en ce sens.\nPar courriers des 25 octobre et 24 novembre 2017, le mandataire de X.________ a interpellé l’APEA afin qu’une décision correspondant à « à la situation de fait » soit rapidement rendue, étant précisé que A.________ vivait toujours chez sa mère et que la requête de mesures provisionnelles datait d’avril 2017. Or, X.________ ne pouvait toujours pas demander de contribution d’entretien, ni percevoir d’allocations familiales, bénéficier d’aides financières liées à la garde de sa fille ou encore la représenter dans des démarches importantes, par exemple celles liées à sa formation.\nLe 18 janvier 2018, le père de A.________ a conclu au rejet de la requête, indiquant qu’il souhaitait conserver l’autorité parentale et la garde de sa fille.\nPar courrier du 7 décembre 2017, Me D.________ a annoncé à l’APEA qu’il avait été consulté par A.________ et qu’il souhaitait intervenir dans la procédure.\nLe 22 janvier 2018, Y.________ a informé l’APEA que A.________ avait mis fin à son apprentissage. Il résulte du certificat médical produit que A.________ avait développé une allergie aux produits de coiffure.\nDans ses observations du 19 février 2018, X.________ a conclu, par voie de mesures provisionnelles, a ce que l’autorité parentale lui soit restituée, à ce que la garde soit retirée à Y.________ pour lui être confiée, à la restitution des effets personnels de sa fille et à la fixation d’une contribution d’entretien, versée en ses mains jusqu’à la majorité de A.________. La mère de A.________ s’est référée à un certificat médical établi à sa demande le 7 février 2018 par le Dr E.________, lequel relevait, en substance, que le choix de A.________ de retourner vivre chez sa mère était réfléchi, qu’il était dans l’ordre des choses que mère et fille se retrouvent et que ce choix devait être régularisé sur le plan légal.\nDans ses observations du 23 février 2018, A.________, représentée par Me D.________, a souligné que c’était à contrecœur qu’elle avait dû interrompre son apprentissage de coiffeuse, qu’elle avait toutefois rebondi et entreprenait de nombreuses démarches pour trouver un autre apprentissage. A.________ a indiqué qu’elle ne ressentait plus de soutien de la part de son père et que ses exigences concernant ses études et sa formation l’avaient effrayée, au point de susciter un certain mal-être chez elle. Elle a indiqué qu’elle souhaitait continuer à vivre chez sa mère jusqu’à sa majorité, comme elle l’avait déjà exprimé, ajoutant qu’elle souhaitait également que sa mère bénéficie à nouveau de l’autorité parentale, afin d’éviter certains problèmes qui s’étaient présentés par le passé. Ainsi, elle avait commencé un stage au printemps 2017 auprès de l'entreprise F.________, mais la signature de sa maman ne lui avait pas permis de valider son engagement, lui faisant rater une opportunité de travail. En conséquence, A.________ a conclu à l’attribution de la garde à sa mère, au rétablissement de l’autorité parentale conjointe et à ce que le droit de visite de son père s’exerce de manière libre, d’entente avec elle."}