{"Signatur": "NE_TC_007", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2018-05-04", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_007_CMPEA-2018-15_2018-05-04.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=8811&W10_KEY=1984982&nTrefferzeile=399&Template=search_result_document.html", "Checksum": "43f3e648df6a314662c043b3ab61e439"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CMPEA.2018.15", "INT.2018.267"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte 04.05.2018 CMPEA.2018.15 (INT.2018.267)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Curatelle d'appui éducatif. Placement."}], "ScrapyJob": "446973/55/2099", "Zeit UTC": "18.02.2026 03:15:22", "Checksum": "1e563db370de1f76908e0709a2270b31", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte 04.05.2018 CMPEA.2018.15 (INT.2018.267)\nRegeste:\nCuratelle d'appui éducatif. Placement.\n\n\nG. Dans un rapport du 16 janvier 2018, une assistante sociale de l’OPE a mentionné, en résumé, qu’elle avait eu un entretien avec C.X.________ le 8 janvier 2018 et avec ses parents le lendemain. La jeune fille avait expliqué que les difficultés relationnelles avec son père avaient commencé quand elle avait arrêté le sport. Selon ses enseignants, elle était une élève qui ne posait pas de problèmes et avait pleinement les capacités de devenir [….]. C.X.________ s’était présentée au foyer avec 2'050 francs, provenant selon elle de travaux non déclarés dans un restaurant de la région. Les parents alléguaient que cette somme leur avait été volée, au moins partiellement, et en demandaient la restitution. L’argent avait été placé dans un coffre au foyer, en attendant une décision de l’APEA. C.X.________ se disait très triste de la situation et souhaitait rétablir un contact avec ses parents, en étant accompagnée par des professionnels. Selon les premières observations, c’était une jeune fille agréable, discrète, qui se culpabilisait beaucoup et était bien structurée au niveau de sa pensée. Le père avait fait bloquer le téléphone portable de sa fille, depuis le 6 janvier 2018. Il estimait que la situation s’était dégradée depuis l’entrée de sa fille à l’Ecole F.________, établissement dont il pensait qu’il était mal fréquenté. Il disait être libéré que sa fille soit ailleurs, à cause des mensonges de celle-ci. Il voulait réfléchir à une reprise de contact avec elle. Une rencontre allait être mise en place pour le 23 janvier 2018. La mère avait refusé d’aller rencontrer sa fille et ne voulait pas de contacts avec elle, malgré le fait que le père aurait souhaité qu’elle aille voir C.X.________. Cette dernière était très triste que ses parents ne veuillent pas la voir. Pour l’assistante sociale, le lien de confiance entre les parents et leur fille était rompu. Elle proposait que le placement soit ratifié, afin de permettre à l’OPE de travailler, avec la famille, sur les problématiques conflictuelles.\nH. Entendue le 17 janvier 2018 par la présidente de l’APEA, C.X.________ a déclaré, en résumé, qu’elle supportait mal la situation, qu’elle aimerait que ça s’arrange et qu’elle avait envie de faire des entretiens avec ses parents. Elle avait eu le sentiment que ceux-ci ne lui faisaient pas confiance, ceci sans raison, même s’il lui était arrivé de mentir pour qu’ils lui laissent plus de liberté. Elle était d’accord de rester au foyer. Pendant deux mois, elle avait travaillé tous les week-ends dans un restaurant et gagné chaque fois 100 francs, plus les pourboires. Son père lui donnait 100 francs par mois et elle avait aussi travaillé pour les vendanges. Elle avait gardé tout cet argent, en plus de ce qu’elle recevait aussi pour ses anniversaires, et la somme qu’elle avait prise avec elle au foyer lui appartenait. Ses parents ne l’avaient pas soutenue depuis qu’elle était entrée à l’école F.________. Elle ne voulait pas que son père ait des problèmes pour ce qui s’était passé à Z.________. Le fait que ses parents n’aillent pas bien lui fendait le cœur. Elle se sentait très bien au foyer.\nI. A l’audience du 18 janvier 2018 devant la présidente de l’APEA, E.________, assistante sociale de l’OPE, a indiqué qu’il faudrait voir comment les parents étaient prêts à travailler sur la reprise du lien avec leur fille ; C.X.________ était très triste et très demandeuse pour renouer les contacts au travers d’entretiens ; une curatelle d’assistance éducative était en règle générale instituée quand il y avait un placement. Egalement entendu, A.X.________ a déclaré, en bref, qu’il ne reconnaissait plus sa fille ; il avait toujours tout fait pour elle et son frère ; auparavant, il était content que sa fille ne semble pas traverser une adolescence difficile ; il n’était pas déçu qu’elle ait arrêté le sport mais, depuis lors, il ne connaissait plus ses amis ; il était très fâché, car sa fille avait menti à toutes sortes de sujets ; il y avait beaucoup de choses qu’il ne comprenait pas chez elle ; il n’était pas opposé à ce qu’elle reste placée un moment ; s’agissant d’une curatelle, il avait l’impression de ne pas avoir le choix. A la même audience, B.X.________ a notamment déclaré qu’à son avis, le rapport de l’OPE contenait beaucoup de mensonges ; elle relevait que le rapport ne mentionnait pas les raisons pour lesquelles elle avait refusé d’aller voir sa fille ; elle n’arrivait pas à comprendre comment ils en étaient arrivés là ; son mari avait toujours été un bon père ; les enfants n’avaient jamais manqué d’amour ; elle souhaitait que sa fille revienne à la maison, mais qu’elle respecte les règles ; les derniers temps, c’était très difficile ; sa fille avait beaucoup changé depuis qu’elle avait intégré l’école F.________ ; elle se comportait comme si elle avait dix-huit ans alors qu’elle n’en avait que seize ; si elle n’avait pas voulu aller voir sa fille, c’était parce qu’elle attendait le jour de l’audience, et elle était prête désormais à la rencontrer, le cas échéant avec un tiers ; elle acceptait qu’une curatelle soit instituée en faveur de sa fille, s’il fallait en passer par là.\nJ. Par décision du 24 janvier 2018, l’APEA a institué une curatelle à l’égard de C.X.________, désigné E.________ en qualité de curatrice et confirmé le placement de la jeune fille au foyer, dès le 5 janvier 2018. Elle a notamment retenu qu’à l’audience du 18 janvier 2018, les parents ne s’étaient pas opposés à ce que leur fille reste placée, ni à une mesure de curatelle."}