D. Le même 23 janvier 2018, la mère a spontanément déposé auprès de l’APEA un écrit, accompagné de divers documents et photographies, dans lequel elle entendait faire part de ses observations en relation avec les « propos choquants » tenus par sa fille lors de son audition par la police, propos dont elle avait pris connaissance au commissariat. Elle exprimait son scepticisme au sujet des déclarations de sa fille et demandait une enquête sociale. E. Par décision de mesures superprovisionnelles du 26 janvier 2018, la présidente de l’APEA a, sans citation préalable des parties, retiré avec effet immédiat à la mère la garde sur l’enfant et attribué celle-ci au père.