L’autorité de première instance a relevé que la mère n’avait plus de logement, qu’elle avait dû déménager à plusieurs reprises depuis l’été 2017, qu’elle avait ainsi vécu non seulement chez sa sœur et une amie, mais également chez son ex-compagnon et père de E.________, sans se montrer transparente sur ce point. Les filles aînées semblaient en outre plus posées depuis le début du placement et il convenait de leur permettre de retrouver un semblant de stabilité. Sur le plan de la proportionnalité, le suivi ambulatoire proposé par la mère ne pouvait être mis en place sans que la famille dispose d’un nouveau logement.