{"Signatur": "NE_TC_007", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2017-10-20", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_007_CMPEA-2017-51_2017-10-20.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=8403&W10_KEY=1984983&nTrefferzeile=180&Template=search_result_document.html", "Checksum": "dc51042994b741001f89a506966cbe03"}, "Scrapedate": "2026-02-18", "Num": ["CMPEA.2017.51", "INT.2017.562"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte 20.10.2017 CMPEA.2017.51 (INT.2017.562)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Placement à des fins d'assistance. 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Après que, par courrier du 24 août 2017, le juge instructeur de la CMPEA l’avait rendu attentif au fait que le dossier n’était pas encore parvenu à la CMPEA et qu’une décision ne pourrait pas être prise avant le 29 août 2017, date d’expiration du placement sauf nouvelle décision de l’APEA, X. a retiré son recours le 28 août 2017 et la procédure de recours a été classée (idem).\nK. Dans un rapport adressé le 29 août 2017 à l’APEA, le CNP Perreux a indiqué que le sevrage physique d’alcool s’était terminé, sans complication majeure. Quant au sevrage psychique, il pouvait prendre un à deux ans, mais sa durée dépendait de chaque personne. Avant la dernière hospitalisation, le CNP Perreux avait mis en place un réseau de soins très élaboré, avec un suivi à l’hôpital de jour du CENEA cinq jours sur sept, des transports bénévoles pour ce suivi et le passage de Nomad deux fois par jour, matin et soir, au domicile du patient. Les médecins relevaient que toutes les mesures de prise en charge psychiatrique avaient été un échec, le patient refusant toute aide malgré des interventions des médecins eux-mêmes, du CENEA, d’une assistante sociale et du personnel infirmier. Le patient refusait aussi de se rendre dans une structure comme le le foyer proposé, en post-cure, un placement en EMS et tout médicament existant pour le soutenir dans une abstinence à l’alcool, de type Antabus. Le risque de rechute à l’alcool était très important. Au vu de ce risque, d’une mauvaise compliance à un suivi professionnel, de la prise anarchique de médicaments qui mettait sa vie et celle d’autrui en danger, un placement dans un endroit adapté était indispensable. La banalisation très importante du trouble d’alcool et des troubles anxio-dépressifs nécessitaient un travail psychothérapeutique à long terme et un suivi professionnel spécialisé. Un retour au domicile semblait impossible, en raison d’un risque de mise en danger beaucoup trop élevé. La prolongation de l’hospitalisation contre le gré du patient semblait donc nécessaire, en raison du refus de l’intéressé face à toute autre proposition alternative. Le patient avait d’ailleurs refusé de se rendre à une visite prévue au foyer D. le 4 septembre 2017.\nL. Le 29 août 2017, un médecin du CNP a signé un ordre de maintien dans l’établissement à des fins d’assistance, valable trois jours.\nM. Le 30 août 2017, un autre médecin du CNP, externe au CNP hospitalier, a décidé le placement du patient à des fins d’assistance. Il considérait qu’un encadrement adéquat devait être mis en place après l’opération prévue. A défaut, une recrudescence rapide d’une consommation régulière et massive d’alcool était très probable, avec le risque de passages à l’acte auto- ou hétéro-agressifs.\nN. Le 11 septembre 2017, X. a déposé auprès de l’APEA un recours contre la décision de placement. Il demandait la levée du placement et qu’il puisse rentrer à son domicile.\nO. X. a fugué le 11 septembre 2017, prenant la fuite alors qu’il se trouvait, accompagné par un infirmier, à l’hôpital Pourtalès pour un examen préalable à son opération. Atteint par téléphone, le patient a assuré qu’il reviendrait au CNP Perreux vers 16h00 ou 17h00. A 14h30, un collaborateur d’une pharmacie a appelé le CNP pour indiquer que le patient demandait de la Distraneurin sans ordonnance, était alcoolisé et menaçait le pharmacien, indiquant aussi que si on ne lui donnait pas son médicament, il s’alcooliserait jusqu’à ne plus se réveiller. Le patient a finalement quitté la pharmacie. Le 12 septembre 2017, le CNP Perreux a pu contacter le fils du patient, qui a indiqué que ce dernier était à son domicile et avait répondu à un appel téléphonique de son ex-épouse ; il était alors clairement confus et semblait alcoolisé. La police a été envoyée sur les lieux. Vers 19h30, le patient a accepté d’ouvrir aux agents, mais refusé de regagner l’hôpital. Un médecin l’a convaincu, par téléphone, d’accepter de revenir. A son retour, le patient avait une alcoolémie de 2,32 g/l et présentait des lésions et hématomes douloureux au niveau du dos et des lombaires, une contusion costale (possible fracture), ainsi que des scarifications au niveau des jambes et des bras, selon lui en raison d’une chute dans un escalier. Au retour du patient, le CNP Perreux a remis en place un sevrage d’alcool. X. restait banalisant concernant son geste, demandait à rentrer chez lui et refusait une post-cure au foyer D.\nP. Le 26 septembre 2017, le CNP Perreux a indiqué à l’APEA qu’une structure comme le foyer D. serait bien adaptée pour gérer les problématiques psychiatriques du patient, surtout sa dépendance à l’alcool."}