{"Signatur": "NE_TC_007", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2017-10-20", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_007_CMPEA-2017-51_2017-10-20.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=8403&W10_KEY=1984983&nTrefferzeile=180&Template=search_result_document.html", "Checksum": "dc51042994b741001f89a506966cbe03"}, "Scrapedate": "2026-02-18", "Num": ["CMPEA.2017.51", "INT.2017.562"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte 20.10.2017 CMPEA.2017.51 (INT.2017.562)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Placement à des fins d'assistance. 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Le 21 juillet 2017, X. a contesté son placement, en indiquant qu’il était en pleine possession de ses moyens et hospitalisé après avoir subi une agression.\nC. Entendu le 24 juillet 2017 par la présidente de l’APEA, X. a expliqué, en résumé, qu’il avait été agressé par deux personnes dont il ne connaissait pas les noms, à qui il avait refusé de vendre sa voiture et qui étaient ensuite venues chez lui pour le frapper. Quelqu’un de Nomad l’avait retrouvé le lendemain et il avait été hospitalisé. Il souhaitait rentrer chez lui et regrettait que personne ne le croie, au sujet de l’agression. Il admettait qu’il avait de la peine à s’exprimer quand il était arrivé au CNP Perreux et qu’il lui arrivait de boire trop. Il s’est déclaré d’accord de prendre un traitement d’antabus et dit capable d’arrêter de boire, ce qu’il avait déjà réussi pendant trois ans.\nD. Le même jour, le médecin qui traitait X. au CNP Perreux a déclaré à la présidente de l’APEA que le patient avait déjà été placé dans l’établissement à trois reprises depuis 2016, la dernière fois du 16 mai au 3 juillet 2017. Il était alors dans un état lamentable, en raison de son problème d’alcool. Durant ce séjour, il avait dû être hospitalisé trois fois, notamment pour de graves insuffisances respiratoires, car il avait vidé en une seule fois son Ventolin. L’état de santé ne permettait absolument pas une sortie. Un suivi avait été mis en place auprès du CENEA, mais le patient refusait d’aller en post-cure. Un traitement à l’antabus serait dangereux s’il n’y avait pas une abstinence prolongée, car le patient consommait des benzodiazépines de manière anarchique.\nE. Dans un rapport d’expertise du 2 août 2017, établi à la demande de l’APEA, la Dresse A., médecin-psychiatre, a retenu le diagnostic de troubles mentaux et du comportement liés à l’utilisation d’alcool, avec un syndrome de dépendance, mais un patient actuellement abstinent en milieu protégé. Elle relevait aussi une problématique somatique assez lourde, avec notamment un status post hépatite aiguë et post pancréatite alcoolique, ainsi qu’un traitement médicamenteux conséquent. Elle estimait que le patient n’était pas crédible en affirmant que sa chute avec traumatisme crânien était due seulement à une agression : à son arrivée aux urgences, huit à dix heures après les faits, son taux d’alcoolémie était encore de 1,9 o/oo. Le marqueur d’une consommation chronique d’alcool, normalement inférieur à 1,3 % et pathologique dès qu’il dépasse 1,6 %, était alors à 6,4 %. Le patient avait expliqué qu.l avait repris sa consommation d’alcool, après une période d’abstinence, depuis que son épouse ne venait plus chez lui pour l’aider. X. bénéficiait d’un important réseau de soins ambulatoires. Il était connu pour des troubles mentaux et du comportement liés à une consommation excessive d’alcool et d’hypnotiques. Ces troubles risquaient de mettre sa vie et son intégrité personnelle en danger, car quand il était seul et s’alcoolisait massivement, il faisait des chutes occasionnant des blessures multiples, voire un traumatisme crânien avec coma, comme cela avait été le cas pour les trois hospitalisations durant les six mois précédents. Incapable de se prendre en charge, il se négligeait, s’hydratait peu et s’alimentait mal, comme le révélaient les examens biologiques. Le patient n’avait pas conscience d’une consommation abusive d’alcool et banalisait sa dépendance. Le CNP Perreux était un établissement approprié pour la prise en charge lorsqu’un sevrage alcoolique était nécessaire, mais plus depuis le moment où l’état était stabilisé. L’expert recommandait un placement dans un établissement accueillant des personnes dépendantes à l’alcool.\nF. L’APEA a entendu X. le 8 août 2017. Le patient a présenté des photos de l’état de son appartement après l’agression dont il disait avoir été la victime, photos montrant qu’il y avait beaucoup de sang par terre. Il a déclaré qu’il n’avait « pas particulièrement bu beaucoup d’alcool » ce jour-là. Il se sentait bien et se disait en parfaite santé. Il envisageait de sortir, pour rentrer chez lui. Il s’était mis à boire en fin d’année passée, depuis que son ex-femme avait cessé de venir l’aider à son domicile. Avant cela, il avait été abstinent pendant trois ans. Il allait se faire opérer le 29 août 2017, afin qu’on lui pose une nouvelle prothèse. Il avait de la peine à concevoir que son sevrage ne soit pas encore terminé. Il acceptait cependant de rester au CNP Perreux jusqu’à son opération et était d’accord qu’on refasse le point après celle-ci. Il ne souhaitait pas aller au foyer D., car il ne se sentait « pas suffisamment en santé » pour cela, et ne voulait pas aller visiter cet établissement.\nG. Le même jour, le médecin suivant le patient au CNP Perreux a déclaré à l’APEA qu’on se trouvait encore dans la phase de sevrage physique, qui durait environ 7 à 10 jours, que l’idéal serait que le patient reste là jusqu’à son opération prévue le 29 août 2017 et qu’ensuite, il pourrait aller « en CTR à Landeyeux »."}