Pour un profane, il est vrai que le diagnostic ainsi posé peut étonner ; en effet, la recourante, qui a eu plusieurs conjoints, a élevé cinq enfants, est membre d’associations et s’est au cours des années régulièrement montrée collaborante avec les intervenants sociaux qui l’ont accompagnée (même si en 2016 elle a mis fin au suivi par le CNP et refusé l’entrée de chez elle à NOMAD à quelques reprises). Il convient toutefois d’observer que l’expert ne parle que de « composantes » d’une personnalité schizoïde, ce qui relativise l’appréciation. Peu importe toutefois : le diagnostic exact posé dans le status psychopathologique de la mère n’est pas déterminant.