Les APEA se doivent de rappeler systématiquement ces exigences aux parents et de refuser d’entrer en matière tant et aussi longtemps que le bien de l’enfant n’est pas concrètement mis en danger. Le nombre de décisions qui demandent l’accord des deux parents n’est pas illimité. Le parent qui a la charge de l’enfant se voit en effet reconnaître une certaine autonomie pour ce que la loi appelle les questions courantes ou urgentes (art. 301 al. 1bis ch. 1 CC). Le projet renonce volontairement à une plus grande différenciation et ne fournit pas d’éléments permettant de qualifier une décision de courante (FF 2011 p. 8343 s.).