Au vu de la gravité des faits qui lui étaient reprochés, il était raisonnable qu’elle fasse appel à un avocat, ce d’autant plus que le mandat de comparution stipulait qu’une ordonnance pénale pouvait être rendue au terme de l’audition. En raison de son jeune âge, l’assistance d’un mandataire était nécessaire pour assurer la défense raisonnable de ses droits, dans la mesure où une éventuelle sanction aurait pu avoir des conséquences importantes sur son avenir. Au moment où le mandataire de X. a demandé la consultation du dossier, il ignorait que la recourante était âgée de moins de 10 ans au moment des faits, ce qui l’a induit à poursuivre ses démarches.