Pour l'intimé, l'APEA a donc renoncé à rendre une décision pour éviter à la recourante les conséquences désagréables qui en auraient découlé pour elle. Si elle entendait obtenir une décision formelle d'irrecevabilité ou si elle entendait requérir de l'autorité un transfert de la cause à l'autorité matériellement compétente, il lui appartenait de requérir une décision formelle de l'APEA. Partant, le recours, qui n'est pas dirigé contre une décision, est irrecevable. L'intimé fait également valoir que la demande du 19 mai 2016 ne respecte pas les prescriptions les plus élémentaires du code de procédure civile (art.