Le Tribunal fédéral considère qu'un délai inférieur à dix jours ne suffit pas à garantir l'exercice du droit de répliquer, tandis qu'un délai supérieur à vingt jours permet, en l'absence de réaction, d'inférer qu'il a été renoncé au droit de répliquer (arrêt du TF du 10.11.2017 [6B_1271/2016] cons. 5.1). On ne peut cependant pas déduire de cette jurisprudence qu’une réplique spontanée déposée au-delà du délai de vingt jours serait par définition tardive et donc irrecevable. Ce délai a pour seule conséquence qu’à son expiration, le juge saisi de la cause peut présumer que la partie concernée a renoncé à répliquer et qu’il peut ainsi statuer sans plus attendre.