Cette solution était également justifiée au cas d’espèce par le fait que l’APEA connaissait bien le dossier qu’elle instruisait depuis environ deux ans et dans lequel figurait un rapport d’enquête sociale ainsi que d’autres rapports ultérieurs des assistants sociaux de l’Office de protection de l’enfant. Par ailleurs, il faut dire ici que l’argumentation de la recourante, selon laquelle le dossier de la cause aurait fait l’objet d’un « classement implicite » à mesure qu’aucune décision n’avait été prise dans les 6 mois suivants l’audience du 11 novembre 2015, ne saurait être retenue. Ce genre de délai est souvent fixé par les juges de première instance dans de telles circonstances.