En l'espèce, il est indiscutable que l'intimée est au bénéfice de titres exécutoires, soit quatre conventions d'entretien ratifiées par l'Autorité tutélaire, respectivement l'APEA. Il est également établi que le recourant néglige son obligation d'entretien. Dans le cadre de sa faillite personnelle prononcée le 8 décembre 2014, un acte de défaut de biens de 17'745.55 francs portant sur les pensions des enfants de septembre 2012 à décembre 2013 a été délivré par l'office des faillites à Cernier. Par ailleurs, le 6 octobre 2015, le président de l'APEA a notifié à l'employeur un avis au débiteur selon l'article 291 CC, à concurrence de 2'011 francs par mois.