{"Signatur": "NE_TC_007", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2017-04-03", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_007_CMPEA-2016-24_2017-04-03.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=8350&W10_KEY=1984983&nTrefferzeile=395&Template=search_result_document.html", "Checksum": "e98b583fa5c895251c9d553c374b2924"}, "Scrapedate": "2026-02-18", "Num": ["CMPEA.2016.24", "INT.2017.509"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte 03.04.2017 CMPEA.2016.24 (INT.2017.509)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Recours contre l’instauration d’un curateur ad hoc pour la créance d’entretien (parents non mariés)."}], "ScrapyJob": "446973/55/2099", "Zeit UTC": "18.02.2026 02:23:22", "Checksum": "c2e89a3ec43350763e898659aa798ae2", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour des mesures de protection de l'enfant et de l'adulte 03.04.2017 CMPEA.2016.24 (INT.2017.509)\nRegeste:\nRecours contre l’instauration d’un curateur ad hoc pour la créance d’entretien (parents non mariés).\n\nA. Le 29 janvier 2024, A.________, né en 2005, s’est présenté au poste de police de proximité afin de déposer plainte pour extorsion, chantage et contrainte contre X.________, né en 2003, et contre B.________, né en 2002.\nEntendu à cette occasion en qualité de personne appelée à donner des renseignements, A.________ a déclaré avoir été contacté via SnapChat six mois plus tôt par B.________, lequel venait de sortir de prison et estimait que A.________ lui devait 7'000 francs, car il avait perdu un an de sa vie en prison. Sous la menace (B.________ l’avait menacé de venir chez lui, de lui tirer dessus, puis de faire disparaître son corps dans une forêt en France), A.________ avait pris peur et accepté de payer : entre octobre et mi-décembre 2023, il avait remis à B.________ quatre billets de 1'000 francs (qu’il avait lui-même obtenus de son père, prétextant qu’il devait financer des réparations sur sa moto), ainsi que sa moto Yamaha, avec la carte grise annulée. Avant cela, il lui avait remis un téléphone Oppo, qu’il avait volé à son père. Le 5 décembre 2023, il avait souscrit un abonnement auprès de Sunrise pour obtenir un iPhone 15 Pro Max 512 GB, qu’il avait remis le même jour à B.________, ce dernier considérant que cela soldait sa dette et ajoutant que X.________ (dont il sera question ci-dessous) le laisserait tranquille.\nA.________ a déclaré que X.________ lui avait pour sa part réclamé 3'000 francs. Un an plus tôt, lui-même lui avait donné 1'000 francs en liquide, ainsi qu’une moto d’occasion Derby 50 cm3 que lui-même avait achetée, mais jamais immatriculée. X.________ lui réclamait encore 1'000 francs. Entre février et avril 2023, il l’avait menacé chaque fin de mois de le frapper, de l’enfermer dans une cave, de s’en prendre à son père et de le voler. Le 16 décembre 2023, il l’avait contacté sur SnapChat et l’avait menacé de lui voler sa moto dans sa cave s’il ne lui donnait pas 1'000 francs. A.________ ayant répondu que lui-même « serai[t] gagnant avec les assurances », X.________ avait changé de stratégie et menacé A.________ de s’en prendre physiquement à son père s’il ne le payait pas. À ce moment-là, A.________ et son père se trouvaient en Turquie. Depuis son retour en Suisse le 27 janvier 2024, A.________ avait peur de sortir de chez lui ; il avait reçu une storie anonyme sur son SnapChat qui montrait une photographie de sa porte.\nA.________ prenait au sérieux les menaces de B.________ et de X.________ car tous deux s’en étaient déjà pris physiquement à une personne, soit C.________, qui avait été frappé et mis à nu. X.________ avait en outre tenté de lui vendre un fusil à pompe de calibre 12 avec une boîte de cartouches « il y a longtemps, bien avant toutes ces embrouilles ». Quant à B.________, il lui avait montré un pistolet P990 de 8 mm et avait voulu lui vendre un Glock 17 de 9 mm avec deux boîtes de munitions. Il lui avait aussi asséné une gifle à la braderie en 2023, afin « de [l]’humilier et d’asseoir sa supériorité » ; dans le même but, il avait pris une vidéo de lui, sur laquelle il l’avait obligé à s’excuser.\nB. a) Le 31 janvier 2024, le Ministère public a ouvert une instruction pénale contre B.________ et X.________, à qui il reprochait d’avoir, de concert, obtenu par la menace de A.________ un scooter Yamaha, un iPhone 15 Pro Max, un téléphone portable Oppo, une moto Derby et 5'000 francs en liquide.\nLe 1er février 2024, le Ministère public a donné mandat à la police d’interroger les prévenus et de perquisitionner leurs domiciles.\nb) Interrogé le 6 février 2024 en qualité de prévenu, B.________ a déclaré vivre chez ses parents, bénéficier de l’aide sociale et effectuer un stage à 50 % en qualité d’agent polyvalent dans un café dans le cadre de sa liberté conditionnelle, depuis sa sortie de prison. À la question de savoir s’il connaissait A.________, en rapport avec les accusations portées contre lui par ce dernier, et à la question de savoir s’il connaissait X.________, B.________ a fait usage de son droit de garder le silence. La perquisition de son domicile a permis la découverte notamment d’un téléphone Samsung SM-G920, un iPhone Pro Max, une tablette iPad, un réducteur de son pour arme à feu, un fusil à pompe air-soft 351 CM avec sa boîte de chargeurs, 6 cartouches M069 en plastique imitation pour fusil à pompe, 54 cartouches d’alarme et une tour d’ordinateur.\nc) Interrogé le même 6 février 2024 en qualité de prévenu, X.________ a déclaré que plusieurs personnes demandaient de l’argent à A.________, que lui-même le connaissait et qu’ils étaient amis. L’une d’elles avait mis A.________ « à l’amende » en lui réclamant un « dédommagement » de 1'000 francs car A.________ avait blessé le petit frère de cette personne. Lui-même s’était rendu à une reprise avec B.________ pour voir A.________, la veille de son départ en Turquie ; ce dernier leur avait dit que quelqu’un lui réclamait 1'000 francs et B.________ lui avait proposé de le protéger, moyennant 350 ou 400 francs. X.________ savait que A.________ donnait 1'000 francs par mois à B.________ et que celui-ci avait forcé celui-là à faire un abonnement de téléphone à son nom en l’accompagnant dans un magasin. L’origine de l’affaire était que B.________ avait accordé sa protection à A.________ et « frappé des gens » dans ce cadre, ce qui l’avait conduit en prison. Estimant avoir été en prison à cause de A.________, B.________ le menaçait de le frapper afin qu’il lui donne de l’argent en dédommagement de son incarcération."}