Le besoin de protection de l’enfant doit s’examiner, en premier lieu, au regard des articles 307 et suivants CC et il faut donc que soit établie, au moins sous l’angle de la vraisemblance, une menace pour le développement de l’enfant. Or, au-delà du constat « unanimement reconnu que le rapport de l’enfant avec ses deux parents est essentiel et qu’il peut jouer un rôle décisif dans le processus de sa recherche d’identité » (ATF 127 III 295, cité par exemple dans l’arrêt du 15.06.2016 [5A_7/2016], relatif à une curatelle aux relations personnelles) et du fait qu’en l’espèce, la relation père-fille ne s’articule malheureusement qu’autour du conflit ici débattu, il n’y a pas d’indice sérieux