En l'espèce, il est incontestable que la recourante est au bénéfice d'un titre exécutoire. Il n'est pas non plus contesté que l'ex-mari s'est acquitté intégralement des pensions alimentaires en faveur de son fils et de son épouse depuis le jugement de divorce jusqu'au mois de novembre 2013. L'intimé n'a pas non plus voulu fuir à l'étranger; le projet d'un départ en France figurait déjà dans la convention de divorce (art. 2). Par contre, contrairement à l'avis du premier juge, la mise en danger du paiement de la créance d'aliments ressort de manière indiscutable des écrits de l'intimé lequel manifeste sans équivoque son intention de ne plus payer intégralement la pension alimentaire.