Les conflits entre les parents ne constituent pas un motif de restreindre le droit de visite. Une telle limitation n’est justifiée que s’il y a lieu d’admettre, au regard des circonstances, que l’octroi d’un droit de visite usuel compromet le bien de l’enfant (ATF 131 III 209). Le droit de visite est en principe exercé au domicile du parent titulaire du droit. L’enfant a ainsi l’occasion de se familiariser avec le logement du parent, ce qui contribue à établir une relation de confiance. L’exercice du droit de visite au domicile du détenteur de l’autorité parentale ou du droit de garde reste l’exception.