Elle a par ailleurs expliqué que l'enfant serait intégré dans un institut médico-éducatif à 10 km de leur domicile. Ses dossiers du Service de cardiologie au CHUV et neuro-pédiatrique allaient de plus être transmis au CHU de Grenoble. Au vu de ces éléments, il y a lieu de retenir que le séjour, soigneusement préparé, est destiné à être durable et qu'il y a une volonté d'intégration dans le lieu choisi. Dans ces conditions, on doit considérer que, sitôt après le changement du lieu de séjour, soit le 17 août 2013, la résidence habituelle de l'enfant, fondant la compétence des autorités habilitées à statuer en matière de droit de visite, ne se trouvait dès lors plus en Suisse mais en France.