Il suffit que l'équilibre physique et/ou psychique de l'enfant soit mis danger et il n'est pas nécessaire que le comportement du bénéficiaire du droit soit fautif. En cas de soupçons d'abus sexuels, une limitation suppose des indices concrets de mise en danger mais non la réalisation du résultat lui-même. L'autorité est confrontée à la difficulté de déterminer la mesure dans laquelle les craintes sont fondées et on ne peut exclure que le parent gardien soit amené, consciemment ou inconsciemment, à formuler de tels soupçons par vengeance, dans le but de nuire à l'autre parent ou de perturber la relation que celui-ci cherche à établir avec son enfant.