Le but visé par la loi est la protection de l'enfant. La mise en danger concrète du bien de ce dernier est nécessaire non seulement pour justifier un refus ou un retrait du droit aux relations personnelles, mais aussi pour imposer au titulaire l'obligation de se soumettre à des modalités particulières et pour motiver une suspension du droit limitée dans le temps (Meier/Stettler, Droit de la filiation, 4ème éd., 2009, ch. 714, p. 417). Il suffit que l'équilibre physique et/ou psychique de l'enfant soit mis danger et il n'est pas nécessaire que le comportement du bénéficiaire du droit soit fautif.