Ce sentiment ne doit cependant pas être uniquement subjectif. Il doit reposer sur des faits concrets qui soient en eux-mêmes propres à avoir une incidence sur l'issue de la procédure et à justifier objectivement et raisonnablement un tel sentiment chez une personne réagissant normalement (Jolidon, op cit p.268 et jurisprudence citée). D'après le Tribunal fédéral (ATF 111 Ia 74c 2a et références citées), une apparence de partialité existe, en général, lorsque l'arbitre a un intérêt indirect mais proche à la solution du différend soumis à arbitrage. Dans l'arrêt précité, une recourante réclamait la récusation d'un arbitre après que la sentence arbitrale avait été rendue.