G. conteste la légitimité de son droit à retenir le véhicule, en invoquant la contrainte exercée sur sa personne par les refus successifs de J. d'offres de règlement du litige à l'amiable. La Cour de cassation civile ne saurait suivre ce raisonnement. En l'espèce, les conditions d'exercice du droit de rétention au sens de l'article 895 al.1 CC sont réunies : J. , créancier, se trouve en possession de la Cadillac, objet du droit de rétention, du consentement de G. , débiteur. En outre, la créance de J. , bien que contestée dans sa quotité, est exigible et il y a un rapport naturel de connexité entre elle et la Cadillac retenue.