Le degré d'attention exigible est évidemment une question d'espèce, qui varie, notamment, suivant la personne et les connaissances de l'acheteur et suivant les usages commerciaux. Ce n'est que s'il est établi que l'acheteur a acheté la chose défectueuse, alors qu'il aurait pu connaître toute l'importance du défaut, qu'on peut sanctionner le manque d'attention dont il a fait preuve lors de l'achat en admettant que la chose est acceptée avec ses défauts (SJ 1981 569). a) En l'espèce, c'est à juste titre que le tribunal de première instance a retenu que M. n'a pas prêté une attention particulière à l'état du véhicule au moment de la vente.