A. Les époux T., tous deux de nationalité italienne, se sont mariés en 1958. Ils ont trois enfants, tous aujourd'hui majeurs. Après avoir obtenu une dispense de conciliation par ordonnance du 18 novembre 1996, le mari a déposé une demande en divorce le 10 décembre 1996. L'épouse a conclu au rejet de la demande et lui a opposé une demande reconventionnelle le 10 février 1997. Le lendemain, elle a saisi le juge d'une requête de mesures provisoires, dans laquelle elle conclut au versement d'une pension mensuelle de 1'500 francs avec effet rétroactif au 1er mai 1995, ainsi qu'au paiement d'une provisio ad litem de 2'000 francs. Pour justifier l'effet rétroactif demandé, elle a exposé que les