L'argument, s'il est nouveau, serait irrecevable. Peu importe toutefois, car il est de toute manière mal fondé : rien ne justifie, pour calculer le minimum d'existence, d'assimiler à un couple (marié ou non) un parent et son enfant majeur. Un couple partage en principe une communauté spirituelle, de toit et de lit, alors qu'un enfant majeur conserve son indépendance et s'organise librement par rapport au parent dont il partage simplement le domicile. Si donc certaines dépenses seront partagées, ce partage ne va pas jusqu'à réduire le montant retenu au titre du minimum vital dans une proportion aussi grande que s'il s'agissait d'un couple.