Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est recevable. 2. a) Invoquant l'erreur de droit, le recourant tient pour irrecevable la requête de mesures protectrices de l'union conjugale, en raison d'un prétendu abus de droit que commettrait l'épouse à vouloir solliciter la protection du juge, alors qu'elle vise en réalité à protéger la vie commune qu'elle mène avec son amant, cette liaison étant désignée par le recourant comme cause de la rupture du lien conjugal. La jurisprudence et la doctrine que le recourant veut bien citer pour soutenir ce point de vue sont dépassées.