Se fondant à la fois sur les articles 145 et 172 et suivants CCS, le juge autorise l'épouse à vivre séparée et il accorde à ses enfants des contributions d'entretien durant l'année précédant l'introduction de la requête. Le juge se considère également comme valablement saisi pour prononcer des mesures provisoires dès l'ouverture de la procédure en divorce. Analysant la situation financière respective des parents, et malgré la convention que ceux-ci avaient signée le 4 novembre 1994, il fixe les contributions d'entretien à 350/400/450 francs pour chacun enfant, avec effet au 1er mars 1995 et sous déduction des montants déjà payés.