Sur la base des revenus établis par le premier juge pour l'année 1995, qu'il ne conteste pas, il recalcule les pensions dues aux enfants, puis le minimum vital de chacun des conjoints. Se référant à la méthode fribourgeoise de calcul des pensions et à un cas d'application de la Cour civile du Tribunal cantonal jurassien, il parvient à la conclusion d'abord que la pension pour chaque enfant doit être fixée à 750 francs par mois, allocations en sus, ensuite que le solde des ressources disponibles pour les conjoints présente un déficit mensuel de 751.70 francs.