la créance en poursuite est fondée sur un jugement exécutoire et il n'a pas à juger de l'existence matérielle de cette créance. De même, il lui est interdit d'examiner le fondement matériel du jugement qui lui est présenté. Si celui-ci n'est pas clair ou est incomplet, il appartient au juge du fond de procéder à son interprétation ou de le compléter (ATF 113 III 6, JT 1989 II 70; Panchaud/Caprez, op.cit., § 121 et 141). En l'espèce, l'ordonnance de mesures protectrices est parfaitement claire, et, si besoin était, sa clarté a été confirmée par l'ordonnance du 18 septembre 1996 sur demande d'interprétation.