La deuxième question qui se pose, sur la base des faits ainsi retenus, est de savoir si les premiers juges ont mal appliqué l'article 337 CO en constatant l'absence de justes motifs de licenciement, faute d'un avertissement préalable et vain à la suite d'un manquement qui n'est pas qualifié de grave. Selon l'article 337 al.1 et 2 CO, l'employeur et le travailleur peuvent résilier immédiatement le contrat pour de justes motifs. Sont considérés comme tels les faits propres à ruiner la confiance qui est la base essentielle du rapport de travail, voire l'avoir ébranlée à tel point qu'on ne saurait exiger de l'employeur la continuation de celui-ci (ATF 121 III 472 cons.4d; 116 II 145 cons.6a).