En principe, les contributions d'entretien doivent être fixées en tenant compte des ressources réelles du débiteur. Ce n'est que si celui-ci fait preuve de mauvaise volonté, de fainéantise ou de négligence grave qu'on peut prendre en compte le gain qu'il pourrait réaliser normalement (RJN 1990, p.36 et référence citée). Ainsi, lorsqu'un conjoint diminue volontairement son revenu, la fixation des contributions d'entretien peut se fonder sur un revenu hypothétique plus élevé, autant que ce conjoint peut le réaliser et qu'on peut l'exiger de lui (ATF 119 II 314, JT 1994, p.197). b)