Le 22 octobre 1995, la défenderesse a offert à la demanderesse une prime de fidélité, du fait qu'elle était entrée à son service quinze ans auparavant. Le 27 octobre suivant, la défenderesse résiliait le contrat de travail de la demanderesse dans les délais légaux, soit pour le 31 janvier 1996, invoquant la suppression de son poste de travail en raison d'une restructuration. Par lettre du 15 janvier 1996 de son mandataire actuel, la demanderesse a formé opposition à cette résiliation, disant qu'elle ne pouvait "s'empêcher de voir une relation de cause à effet entre son opposition à quitter son emploi en sollicitant une rente complète d'invalidité