Bien que l'ordonnance soit censée déployer ses effets depuis le 1er février 1996, alors que la recourante vivait encore avec son ami, il n'en demeure pas moins qu'un départ de ce dernier porte à conséquence sur l'évaluation de ses charges, lesquelles influencent à leur tour le montant des pensions futures. 5. Le recours est admis, en sorte que l'intimé doit supporter les frais et dépens de deuxième instance. La recourante, plaidant au bénéfice de l'assistance judiciaire, se verra allouer une indemnité pour son avocate d'office. Par ces motifs, LA COUR DE CASSATION CIVILE 1. Admet le recours. 2. Casse le chiffre 2 du dispositif de l'ordonnance entreprise. 3.