Les actes de la recourante elle-même contredisent encore bien plus sa prétendue intention de n'avoir voulu conclure qu'un contrat de vente et il s'avère que la commune n'a pas fait preuve d'une bonne foi exemplaire dans ses relations avec l'intimé. En effet, après avoir été interpellée par ce dernier en février 1996, elle indiquait avoir prévu de vendre "sur pied" les foins et regains à un autre agriculteur, "durant une période de 2 ans, afin d'éviter de nous engager de manière prolongée avec cette personne par la conclusion d'un bail à ferme" (lettre du Conseil communal du 5 mars 1996).