De plus, la réelle et commune intention des parties de conclure un contrat de vente n'est de loin pas aussi évidente que le soutient la recourante et s'avère même en contradiction avec les faits. Si les parties n'ont certes parlé que de vente dans leurs différents échanges épistolaires (convention des 12/18 avril 1995, lettres de l'intimé des 8 février et 12 mars 1996), les actes concluants des contractants démontrent que la même idée prévalait quant à la parcelle en cause, à savoir un usage de celle-ci, ou du moins une récolte de ses fruits, jusqu'à ce que cette parcelle soit affectée à une autre utilisation. En effet, l'intimé a indiqué qu'il cherchait depuis des années à