Selon le jugement de première instance, qui n'est pas contredit sur ce point, l'intimée avait toujours donné satisfaction à son employeur et ne s'était, jusqu'au début du mois de janvier 1996, jamais rendue coupable du moindre manquement. Son licenciement abrupt, même survenu après quelques mois d'activité seulement, n'a pu dès lors qu'être durement ressenti, d'autant plus qu'il était de nature à donner à l'intimée une réputation négative sur le marché du travail (ATF 116 II 300 cons.6, JT 1991 I 319) et que son absence de quelques jours au travail ne lui était - contrairement à ce qu'a supposé la recourante sans même lui donner la possibilité de s'expliquer - pas imputable à faute.