L'intimée étant de bonne foi convaincue qu'elle avait obtenu des vacances jusqu'au 8 janvier 1996 - terme que l'instruction de la cause n'a permis ni d'infirmer ni de confirmer - ne pouvait manifester, par son absence au travail le 3 janvier et les jours suivants, une quelconque volonté de quitter son emploi abruptement. Les premiers juges ont en outre retenu, sans être contredits sur ce point, que, lorsqu'elle s'est présentée chez son employeur le 8 janvier à 18 heures, l'intimée avait l'intention de travailler. C'est alors la recourante qui ne le lui a pas permis, la renvoyant chez elle en la priant de revenir le lendemain à la même heure, moment où elle s'est vue licenciée sans délai.