Dans sa réponse écrite du 20 mai 1996, la défenderesse a conclu au rejet de la demande, prétendant en particulier avoir droit à 364 francs, représentant un quart du salaire de la demanderesse, suite à son abandon de poste, et invoquant ce montant en compensation du solde de l'indemnité pour vacances à laquelle C. pouvait prétendre. C. Par jugement du 22 novembre 1996, le Tribunal des prud'hommes du district de Boudry a condamné R. à payer à C. 4'892.20 francs bruts et 3'556 francs nets, avec intérêts à 5 % dès le 16 janvier 1996 sur 4'522 francs bruts et dès le 22 avril 1996 sur le solde.