Dans cette pesée des intérêts, les experts ont notamment relevé (et le juge à son tour) l'inconstance et l'indécision de la requérante, qui sont un élément permettant de penser que les enfants bénéficient actuellement d'une meilleur stabilité auprès de leur père. Le dossier révèle cette inconstance de manière particulièrement flagrante : ce ne sont pas moins de six changements qui interviennent entre la signature de la convention le 30 juin 1995 (enfants au père), la requête de mesures provisoires du 22 août 1995 (enfants à la mère), les entretiens dans le cadre de l'enquête par les experts de l'OCMT (enfants au père), la fin de la période de rédaction de ce rapport du 22