Il s'agit-là toutefois d'une question débattue en mesures provisoires, en sorte que le recours est recevable sur cet objet. Dans la mesure où le recours porte sur l'attribution au père de la garde sur les enfants, on peut sérieusement se demander s'il est recevable, compte tenu du fait précisément que la recourante avait modifié sa conclusion initiale lors de l'audience du 27 juin 1996, demandant alors que la garde soit attribuée au père. La maxime d'office va-t-elle jusqu'à permettre à une partie, qui obtient gain de cause devant le premier juge, de recourir et d'obtenir le contraire simplement parce qu'elle invoque - à tort ou à raison - avoir changé d'avis ?