Cependant, de son côté, le mari a reproché à l'épouse de conserver intégralement pour elle-même ses propres gains (D B.18). L'entier des calculs du premier juge, dont ni l'une ni l'autre des parties ne remettent en cause la méthode sur ce point, repose sur l'hypothèse que chaque partie devra faire face à ses propres frais de logement et d'entretien, ce qui ne sera vrai qu'à partir de la séparation effective. Il ne peut en conséquence être question d'allouer des pensions à l'épouse, calculées en fonction de cette prémisse, pour une période de près de six mois durant laquelle elle n'est pas réalisée. On peut encore observer que le grief que le recourant adresse à l'ordonnance attaquée