Or, malgré un sursis, une très importance réduction de loyer ainsi qu'un délai supplémentaire pour le paiement du loyer d'août 1995, la recourante n'avait toujours rien versé au 22 août 1995. Face à une telle situation les intimées, qui avaient fait preuve jusque-là d'une réelle patience, avaient de quoi s'inquiéter de façon légitime sur les facultés de leur locataire, et elles pouvaient saisir l'office des poursuites en toute bonne foi. Que l'avis de résiliation du 20 novembre 1995 ait été envoyé pendant qu'une procédure devant l'ARC était ouverte par les bailleresses aux fins de préserver leurs droits ne permet pas de déduire que celles-ci auraient fait preuve de mauvaise foi.