Le 3 janvier 1996, A. et consorts ont déposé devant le Tribunal civil du district de La Chaux-de-Fonds une requête d'expulsion de L. des locaux précédemment loués. Les bailleresses ont soutenu en bref qu'elles avaient respecté la procédure prévue en cas de demeure du locataire et que la résiliation du bail intervenait valablement au 31 décembre 1995. Elles ont souligné que la locataire avait accumulé d'importants retards de loyer dont elle ne s'était pas acquittée et qu'elle n'avait pas fait de proposition de paiements échelonnés. Dans sa réponse du 19.02.1996, la locataire a conclu à la suspension de la procédure d'expulsion jusqu'à droit connu sur l'action en